Après des premières armes maitrisées dans la BD, Will Argunas s’est lancé à la fin des années 2000 dans l’illustration Rock, tendance Métal dont il est devenu une référence. Grace à une technique éprouvée mêlant photographie et noir et blanc chaleureux, il a créé un univers graphique très personnel qui sublime les grandes figures du Rock. Entretien avec un dingue de musique douce et apaisante.
Tu as réalisé plusieurs récits BD, parus notamment chez Casterman, entre 2007 et 2013. Aujourd’hui, tu t’es orienté vers l’illustration, autour du Rock et du Métal principalement mais aussi du cinéma ? Comment te définirais-tu ? Plutôt dessinateur ou illustrateur ?
Disons qu’actuellement je privilégie en effet la partie dessinateur de mon métier. Mon réservoir à histoire est un peu vide (j’ai écrit tous les scénarii de mes bd). Du coup j’essaye de développer à fond le côté illustrateur de mon métier, chose que je n’avais pas le temps de faire avant. J’ai fait de la pub et de la bd entre 2000 et 2010. En 2010 j’ai laissé tomber la pub pour me concentrer sur la BD (j’avais signé 2 bouquins chez Casterman, justement) et la mise en place d’ateliers BD en collège, lycée, centre de loisirs, bibliothèque, ou en prison. 2010, c’est aussi la découverte de la sérigraphie de concert, et de l’envie de réaliser des affiches de concert sérigraphiées, et du coup de m’y mettre artisanalement.
La sortie de Pure Fucking People semble marquer un tournant dans ton parcours. Cette évolution vers l’illustration Rock s’est-elle faite progressivement ou était-ce un choix délibéré ?
En effet, Pure Fucking People est sorti en 2010, et marqué un tournant, sauf que je ne le savais pas encore, à l’époque. Jusque là je travaillais en musique. Je n’avais jamais pensé à « dessiner la musique », que ce soit faire des affiches de concert, ou des artworks pour des groupes (CD ou t-shirt). Pour assurer la promotion de ce premier artbook, je me suis remis à sortir en concert, en salle ou dans des bars. Ca m’a plu. On change radicalement d’ambiance quand on dédicace un bouquin dans un bar mal éclairé à minuit, que sur un salon BD. J’ai découvert le côté roots, et DIY du truc, et j’ai adoré ça. C’est l’époque où j’ai aussi découvert que je pouvais exposer mon travail. D’abord dans des bars, puis en galerie, ou sur des festoches. L’évolution s’est faite à l’insu de mon plein gré, entre 2010 et aujourd’hui. J’ai su écouter mes envies et mes désirs, et faire en sorte que ça marche. Et pour la promo de Pure Fucking People j’ai rencontré les gars de Radio Metal, pour qui je réalise tous les artworks de leur merch, ainsi que les illus du bouquin qu’ils ont sortis sur Ghost il y a 2 ans.
Tu as souvent recours à l’auto-édition et au financement participatif. Un choix ou une contrainte ?
Une contrainte au départ, car personne ne voulait de mes 2 premiers artbooks, pas assez connu pour ça. J’ai auto-édité le premier tome de Pure Fucking People avec mes fonds propres, en 2010. Je venais d’arrêter la pub, et j’avais des économies de côtés. 2 ans plus tard, quand j’ai voulu sortir le tome 2, la donne avait changé. J’avais pas les 1400 euros nécessaires pour le faire. Je me suis donc tourné vers le crowdfunding dont c’étaient les débuts. Sur Facebook, quelqu’un a partagé une campagne Ulule. J’y ai participé. Et j’ai tenté ma chance. Comme ça a fonctionné, j’ai continué, années après années. Gods Of Metal, qui est sorti en mai 2019, a aussi été financé par ce biais. 8ème campagne, 8ème succès. Tant que je gagne, je joue.
Envisages-tu de refaire des récits BD, que ce soit en solo ou avec un scénariste ?
Pas pour le moment. En solo, je n’ai rien à dire, pour le moment. J’ai bossé avec le scénariste Moutch sur des récits courts, pour feu la revue AAARG! pendant 1 an et demi, entre fin 2015 et 2017. Ça m’a bien plu, je n’étais pas sûr d’être capable de bosser avec quelqu’un d’autre. Je ne suis pas un mercenaire de la BD. J’ai fait de la BD parce que j’avais des choses à raconter, et que des éditeurs me faisaient confiance. Je ne cherche pas à en faire absolument. Je ne veux pas faire de la BD avec quelqu’un par dépit, pour faire des coups, alimenter une collection, ou alimentairement. Ça ne m’intéresse pas. J’ai trop de respect pour ce média pour faire un album de plus qui sera noyé dans la masse. Je préfère ne pas en faire que de me lancer dans un projet par obligation. C’est trop de stress et d’énergie, trop chronophage. Ça te bouffe tout ton temps. Tu y penses 24h/24. Et les conditions de travail se sont encore dégradées depuis 2014 (Joan Baez, mon dernier bouquin chez Bdmusic). Quand tu bosses à deux, il faut partager le fric qu’on te donne. Et de toute façon, mes chiffres de vente n’ont jamais été bons. Donc je ne suis même pas sûr que j’intéresserai un éditeur, à part peut-être Marie, des éditions Des Ronds dans l’O.
Qu’est-ce qui t’éclates le plus dans le fait de dessiner des thèmes de Rock ? Les tronches, les tenues, les clichés… ?
D’abord, ce qui me plait, c’est décrire leurs bios, et donc de faire des recherches sur leurs vies et leur œuvre. De parcourir des articles, des blogs, des chroniques, des sites ou de lire des bouquins. J’apprends pleins de trucs sur eux et sur comment écrire sur la musique. C’est vachement enrichissant. Ensuite, pour la partie dessin, ma façon d’approcher a changé entre Legends Never Die (2018), et Gods Of Metal, sorti en 2019. Sur Legends Never Die, c’étaient mes premiers portraits de musiciens célèbres, et des morts, qui plus est. Donc, respect ! Impossible de faire n’importe quoi ! Travaillant d’après photo, l’idée est de trouver une référence qui sera en accord avec le texte que j’ai écrit. L’illustration, le dessin, doit illustrer le texte, le compléter. Je parcours donc le Net à la recherche de documents pouvant m’aider à représenter l’icône en question. Une fois fait, je changeais assez peu de choses, au début. Et puis les mois passant, j’ai commencé à oser des trucs plus créatifs, plus originaux, comme avec les portraits de Johnny Cash, Syd Barrett, Malcom Young ou John Bonham. Pour Gods Of Metal, vu que les artistes en question sont vivants, et que c’est du Métal (on peux se permettre plus de choses, hein!), le premier portrait que j’ai réalisé, c’est celui de Marilyn Manson, et sa bouche en très gros plan. Quand j’ai posté le dessin sur les réseaux sociaux, et que j’ai vu les réactions nombreuses et ultra positives, ça m’a mis en confiance pour continuer dans cette voie. C’est d’ailleurs plus intéressant que reprendre juste une image trouvée sur le net. Ça prend plus de temps, faut se creuser un peu plus les méninges, mais quand c’est fini, c’est toujours gratifiant. Je joue donc avec les clichés, les tenues et les tronches.
Sans rentrer dans les secrets de fabrication, peux-tu nous parler de ta technique de travail et ton style ultra-réaliste, où la photographie joue un rôle important ?
Je travaille d’après des documents trouvés sur le Net. Je me crée des banques de données pour chaque portrait. Photos, posters, artworks, affiches, CD, clips, tout ce qui me plait, m’interpelle… J’en ai besoin pour comprendre mon sujet, me mettre dans le bain et me rassurer. Comme je suis une grosse feignasse du crayonné, je fais des montages vite fait sur Photoshop, et je dessine pleins de petits traits blanc par dessus, avec ma palette graphique – une vieille wacom – avec un fond noir en dessous. Le résultat donne quelque chose qui s’approche du rendu de la carte à gratter. C’est très graphique, et en même temps très réaliste.
Tu as été l’un des premiers auteurs de BD à venir en dédicace au HellFest, dont tu es devenu un pensionnaire. Comment as-tu réussi à franchir les portes de l’Enfer ?
Pensionnaire, hahaha ! Non, je loue juste un stand, comme tout le monde. Je suis exposant. Comment ça s’est fait ? j’ai découvert le Hellfest en 2009, en tant que festivalier. Et au détour d’un stand, sur l’Extrem Market, je découvre la présence de Michel Janvier, en train de bosser sur des planches originales d’un album, sur le stand de la très petite librairie de Clisson. J’avais rencontré Michel en 2001, sur un festival, où je dédicaçais à côté de lui mon premier album de BD, Bleu(s). Michel l’avait beaucoup aimé et l’avait chroniqué, je ne sais plus où. On avait donc un peu sympathisé. Et puis on s’était perdu de vue. Du coup, je le retrouve là. On discute. En 2010, je retourne au Hellfest, où je fais un peu de présence sur le stand de Laurence Neveu, la libraire. Pure Fucking People sort en Septembre. Je commence à tourner à droite à gauche pour le promouvoir, surtout en concert, dans des bars, et à L’astrolabe à Orléans. Du coup en 2011, j’apprends que Laurence, la libraire, ne reprend pas d’emplacement, trop couteux pour elle (trop de frais, les déplacements de ses auteurs, faire venir les livres, location du stand …). J’étais au bon moment, au bon endroit. Pure Fucking People étant un recueil de dessin des festivaliers du Hellfest, c’était juste parfait ! J’ai d’ailleurs eu une expo au Leclerc de Clisson, et fais une séance de dédicace dans la librairie de Laurence. Et depuis je loue un stand tous les ans. Au début j’accueillais Michel et la dream team Slo/Fef de Metalmanaix. Et depuis 4 ans je suis seul à tenir mon stand.
Quels sont les groupes ou les styles de Métal que tu préfères ?
Houlà, vaste question !…. J’écoute tous les styles. J’ai découvert le Metal en 1990. Je suis passé par pleins de périodes différentes, pleins de phases, de coups de cœur. Mais depuis quelques années, c’est la scène Stoner qui me procure le plus de sensations.
Tu
as réalisé beaucoup d’affiches pour des festivals ou des concerts. Accepterais-tu de dessiner une pochette de disque ? On te l’a déjà proposé ?
Tiens c’est marrant que tu en parles, car cette année, je vais fêter mes 10 ans dans le poster rock, et je célèbre ça avec un beau bouquin tout en couleur, cette fois. Un gros pavé. Des pochettes CD, oui j’en ai fais quelques une, la dernière pour PAK, le groupe Américain de Ron Anderson. Et cette année je vais réaliser des artworks pour les vinyles d’un nouveau label Français dont j’ai créé le logo. Et là je viens de faire la couv du prochain numéro du magazine Noise.
Quels points communs vois-tu entre Rock et BD ?
Je ne sais pas trop…. Pleins. Beaucoup de dessinateurs aiment le rock, tout simplement. Le Rock et le Métal ont besoin d’artistes, d’illustrateurs, de dessinateurs pour faire des artworks de pochettes CD, vinyle ou t-shirts… Et la BD c’est du dessin narratif. La musique raconte quelque chose. Le dessin, aussi. Les deux se complètent bien.
Penses-tu qu’il existe une ou des formes de graphisme Rock ?
Il en existe autant qu’il existe d’illustrateurs, car chacun a son style, sa façon de cadrer, de mettre en page, de poser ses couleurs. Chacun a sa gamme de couleur. Le graphisme Rock est aussi riche que le Rock l’est. Il est multi facettes. Et il change avec les décennies, et suivant la technique. L’ordinateur, Photoshop et les tablettes graphiques ont remplacé ce bon vieil aérographe, par exemple, très présent dans le graphisme Rock des années 80. Il y a eu différents courants, des modes. Qui passent qui reviennent…
Quelles sont les auteurs de BD qui ont pu t’influencer dans ton travail ?
Ce sont les « grands encreurs ». Andreas, Bézian, Comès, Larcenet et son Blast, Toppi, Breccia, Miller, Mignola, Sean Murphy, Sean Phillips, Naoki Urazawa… l’illustrateur Thomas Ott… Tous les ans je découvre de nouveaux artistes passés maitres dans l’art du noir et blanc.
Travailles-tu en musique ?
Of fuckin’ course !
Si tu devais te venger de ton pire ennemi, au concert de quel groupe le lâcherais-tu au milieu du public, pendant le HellFest ?
Sur du Grind, bien sûr !
A défaut d’un séjour derrière les barreaux, certaines rockstars ne vivent le grand frisson carcéral que de l’extérieur, au travers de concerts devenus légendaires. Johnny Cash, lors d’un show mythique et paru en disque, au pénitencier de Folsom, les Sex Pistols, Metallica ou pour la petite note franchouillarde, Trust.


classique, sélection chronologique des faits les plus marquants de la carrière du crooner lugubre, Kleist a opté pour une évocation dont les chansons de Cave constituent le matériau et la toile de fond. Afin que le lecteur ne soit pas complètement perdu, quelques scènes « réelles » encadrent ces morceaux d’anthologie, depuis l’enfance rurale jusqu’à la collaboration avec Warren Ellis en passant par l’épopée laborieuse mais fondatrice de The Birthday Party, premier groupe de Cave avant qu’il ne s’adjoigne les Bad Seeds. Mais c’est bien au travers de ces scènes oniriques illustrant les textes et les personnages inventés par l’esprit torturé de Cave que Kleist le dépeint le mieux et lève une partie du voile sur l’oeuvre d’un artiste hors du commun, insatisfait en recherche permanente. Sans cesse au bord de l’abîme, le poète maudit vacille avant de se redresser et de repousser pour un temps ses délires et ses addictions. Le livre regorge ainsi d’illustrations hallucinantes d’un artiste à la limite de la folie, comme celles, récurrentes, de Cave penché sur sa machine à écrire, les yeux habités d’une lueur de dément, les doigts crispés sur le clavier. Car Cave reste aussi un parolier prodigieux, doublé d’un écrivain dont les romans valent le détour. La dernière allégorie du livre reprend avec brio le mythe du Crossroads et de Robert Johnson. Car c’est bien de damnation dont il est question ici. Les scènes de concert sont également d’une justesse et d’une énergie bluffantes. Que dire de plus sur cette nouvelle réussite de Kleist si ce n’est que l’opus a recueilli la validation de Nick Cave lui-même. Il n’y a plus qu’à se plonger sans hésiter dans le marais de cette musique finalement rédemptrice, si l’on sait garder la tête (et surtout les oreilles) hors de l’eau.
L’intérêt principal de ce biopic romancé est donc d’offrir un réel point de vue d’auteur et de mettre en lumière cette ambiguïté, incarnée par Brian Maurice Holden (le vrai nom de Vince Taylor, ce qui démontre une fois de plus que Maurice est un prénom injustement dévalué dans l’imaginaire Rock) l’inventeur du look du Rocker en vraie peau de vache pour se donner des allures de faux dur à cuir, maintes fois copié depuis, à commencer par Gene Vincent. Au premier abord, le fait que Marc Malès, dessinateur, entre autres, des premiers albums de la série 









Une fois de plus, la nouveauté vint d’Outre-Manche, dès 1964 (année de naissance de plein de types géniaux), avec Radio Caroline, émettant depuis un vieux rafiot au large des cotes britanniques. Forcément, le temps que l’information arrive au cerveau, ce n’est que vers la fin des années 1970 que les radios pirates envahirent les ondes franchouillardes. Sous les toits parisiens, quelques rebelles émettaient dans la clandestinité, bravant le monopole de l’État. Et sur ces radios illicites, que pouvait-on entendre ? Du Rock évidemment, anglo-saxon, par hypothèse, tandis que les grandes radios précitées déversaient à plein tube de la variète bien de chez nous, gouaillée par des chanteurs à prénom, à l’attention de ménagères à la tranche d’âge indéfinie.
Radio Nomade va ainsi voir le jour et après des débuts forcément laborieux, trouver son rythme et acquérir une petite notoriété, grâce aux disques passés par Pablo et aux interviews décalées d’Alban donnant la parole aux marginaux, aux émigrés et même aux femmes de mauvaise vie, tant éloignés de son univers bourgeois. Mais à force de jouer avec le feu, l’amitié entre Alban et Pablo va être mise à rude épreuve. La dialectique du riche et du pauvre, un thème maintes fois utilisé, donc un peu piégeux, offre ici un décor tout à fait crédible pour illustrer cette période foisonnante où les corsaires des ondes rivalisant d’ingéniosité, de malice et, il faut le dire aussi, de courage, bravaient la police, changeant sans cesse de lieu d’émission pour échapper aux radars embarqués, sillonnant les rues parisiennes pour les repérer.
Quel a été le destin de ces jeunes crêteux, percés d’aiguilles à nourrice, qui se déchaînaient dans de furieux pogos en gueulant No Future ? On peut imaginer qu’ils aient succombé à une overdose dans un squat crasseux, ou, pire encore qu’ils aient troqué le Perfecto et les tube de colle contre un costard Burberry et des lignes de Coke aspirées à pleines narines dans leur bureau rutilant de la City. On peut aussi se réjouir qu’ils n’aient pas tous renoncé à leur idéal et que certains aient pu trouver leur petite place dans la société anglaise, sans rien renier de leurs convictions et de leur esprit de rébellion, si dérisoire fut-il.

métro-boulot-dodo a éteint ses rêves musicaux. Baudoin bosse comme un âne, sous la coupe d’un supérieur tyrannique. Une bonne vie de merde qui d’emblée se révèle forcément prometteuse pour la suite. Et l’on n’est pas déçu quand Luc, le frère de Baudoin, débarque dans sa vie à l’improviste, en transit entre deux missions pour Médecins sans frontières. Antithèse de son frangin timoré, Luc est un winner qui avance dans la vie au gré de ses désirs, multipliant les conquêtes féminines tandis que son frère complète laborieusement sa collection de râteaux, lors des rares occasions qu’il a de se retrouver seule avec une fille.
aussi sobre et qu’expressif, ce qui n’est jamais évident dans ce style de graphisme « nouvelle BD » (depuis le temps qu’il existe, on se demande d’ailleurs si l’adjectif signifie encore quelque chose).
Et, en se référant à l’avis très autorisé d’un maître du genre, à savoir Frank Black, qui conseillait leur écoute pour expliquer à un Martien ce qu’est le Rock’n Roll, citer les Ramones est assez imparable. Groupe culte, que tout le monde connaît sans l’avoir jamais vraiment écouté, à par les mélomanes bien sûr, les Ramones avaient tout pour devenir le plus grand groupe de l’histoire du Rock et ils le sont devenus d’une certaine façon. Trait d’union entre le Rockabilly des origines au Revival Punk de la fin des Seventies, dont ils sont considérés comme les précurseurs (avec les New York Dolls et les Stooges), leurs disques continuent à se vendre à petites doses et les tee-shirts floqués de leur logo figurent en bonne place dans la top-list des ventes, portés par des d’jeunes qui parfois ne savent même pas qu’il s’agit d’un groupe de Rock (si, si, j’en connais !).
Vers l’âge de 6 ans, je suis tombé à plusieurs reprises sur la tête et ce, à peu de temps d’intervalle : chute d’un lit superposé, chute dans un escalier, et collision frontale contre un mur en crépi. Il ne s’agit pas vraiment ici d’événements tragiques mais cela a influencé mon comportement de manière considérable.
C’est parti de loin, remontons jusqu’en 2008, année où ma compagne, Stella Di Matteo, passionnée de Rock aussi, a créé une ASBL (équivalent belge des assos loi 1901), la «Maison du Rock», qui s’inspire du concept de la «Maison du Jazz» de Liège, lieu de conservation et de consultation du patrimoine Jazz, avec conférences, expos et organisations de concerts à la clé. Bref, elle s’est dit qu’il fallait la même chose pour le Rock. Une sorte de caverne d’Ali baba Rock’nRoll, avec tous ses trésors. Le hic, c’est que les subventions pour avoir un lieu digne de ce nom sont inexistantes pour le moment. Donc, depuis sa création, l’ASBL stocke dons, héritages et achats d’un patrimoine Rock, riche en vinyls, CD, K7, livres, DVD’s, documents et accessoires divers dans un local, en attendant de pouvoir avoir un lieu digne d’accueillir un public assoiffé de rock. En attendant, depuis 2008, donc, la Maison du Rock n’a pas chômé car elle a organisé des concerts (Satelliters, Len Price3, Les Producteurs de Porcs, The Prime Movers, The Montesas, etc.) des expos (Frank Margerin, Mezzo, Riff Reb’s & Edith,…), et des conférences. L’univers du Rock et celui du Fanzinat étant étroitement liés , nous nous devions de créer un fanzine:
Je suis passionné de musique en général et de Rock en particulier, c’est donc un sujet qui m’inspire. Et je n’hésite pas à écorcher mes idoles. Graphiquement tout sujet peut être inspirant, donc pour le Rock, no problem.
Le prochain numéro sort cet été. Ce sera un spécial rock rigolo, avec interview de Frank Margerin, of course !
ssés comme un joint de bocal à cornichons, contre les barrières. Mais là, c’était nickel, la place idéale, légèrement excentrée, à portée de vue. Et puis le concert a démarré, on a bougé de vingt mètres en dix secondes, les premiers slammeurs vous sont tombés sur la tronche (que des barbus ventripotents évidemment, les petites meufs vous passent loin des paluches) et vous vous êtes pris les vagues de pogo (ou de mosh selon le degré de distorsion) à intervalles réguliers. Moyennant une côte fêlée, un orteil écrasé et un hématome au sommet du crâne, vous aurez vécu l’histoire du Rock avec un grand H. Mais bon, il faut la mériter sa place au Paradis. Et plus tard vous pourrez dire d’un ton détaché, à l’heure du thé devant un auditoire admiratif et vaguement jaloux : Le concert de Hope In Hell (du Rock tranchant!) à Trifouillis Sur Seine, ouais, j’y étais… devant !
Claudiquant sur le Dance Floor. Un manifeste à la gloire du Rock où cependant la caricature sans pitié le dispute sans cesse à l’hommage pasionné. Outre les dessins de concert, le pavé, lourd comme un riff de Stoner Metal, intègre toutes les productions que Luz a faites autour du Rock (mais n’y cherchez pas