Sounds of vinyl

Dessins et textes : Ryôichirô KEZUKA

Oubliez la technique, les platines hors de prix et les noms d’artistes pointus. Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un manga qui ne se lit pas avec les yeux, mais avec le cœur. En 2025, Sounds of Vinyl de Ryôichirô Kezuka s’est imposé comme bien plus qu’une œuvre sur la musique : c’est un recueil de vies sur fond musical.

Dans ce manga, chaque chapitre est une rencontre. Ce n’est jamais la simple histoire d’un disque qu’on achète, c’est l’histoire d’une émotion qu’on retrouve. C’est ce vieil homme qui pleure en réécoutant le morceau sur lequel il a dansé avec sa femme disparue. C’est cette jeune fille perdue dans la grande ville qui trouve, au détour d’un sillon, le courage de ne pas abandonner ses rêves.

Kezuka possède ce talent rare de capturer « l’entre-deux » : ce silence qui précède le début d’une chanson, ce moment où le monde s’arrête de tourner parce qu’une mélodie nous touche précisément là où ça fait mal, ou là où ça fait du bien.

Ce qui bouleverse dans Sounds of Vinyl, c’est la tendresse que l’auteur porte à ses personnages. Ce sont tous des gens ordinaires, un peu cabossés par la vie, un peu solitaires. L’émotion passe par des regards, des mains qui tremblent un peu en tenant une pochette cartonnée, ou de longs silences contemplatifs. On est dans la pure tranche de vie, celle qui nous rappelle que même dans la solitude la plus profonde, une chanson peut être une main tendue.

Pourquoi ça nous touche autant ? Parce que Kezuka dessine la nostalgie sans jamais être ringard. Il nous montre que la musique est un langage universel qui répare les ponts brisés entre les générations. C’est un manga qui fait du bien, une lecture « pansement » qui nous invite à ralentir, à respirer, et à écouter ce que les autres ont à nous dire, au-delà des mots.

C’est une œuvre d’une humanité foudroyante, qui vous laissera sans doute avec une petite boule dans la gorge, mais une chaleur durable dans la poitrine.

Et pour porter cette émotion, il fallait un style visuel à la hauteur. Kezuka possède une patte graphique incroyable, presque anachronique : Son trait est organique, charbonneux, très riche en encrage. On sent physiquement le poids des objets, la texture du papier des pochettes et le grain de la poussière dans les boutiques. Il s’inspire du Gekiga, ces maîtres du manga d’auteur des années 70. Ses noirs sont profonds, ses ombres sont travaillées, et chaque planche semble avoir été patinée par le temps. Il sait parfaitement dessiner le silence. Ses cases contemplatives sur une aiguille qui se pose ou sur un regard qui s’évade sont de véritables tableaux qui renforcent la mélancolie du récit.

Mon petit conseil lecture : Lisez-le au calme, loin de votre téléphone. Laissez-vous porter par la mélancolie douce des personnages de Kezuka, c’est un voyage intérieur dont on ressort un peu plus apaisé, pour ma part c’est un énorme coup de coeur.

Chronique rédigée par Fabien pour la Case de Seb sur Radio G
Émission du 09/02/2026

Rock et BD au festival Angers BD

En décembre 2016, les décibulles ont envahi le festival Bande Dessinée d’Angers.
Ce fut un sacré bon moment de BD Rock avec au programme :
– Le concert du Boy’s Bande Dessinée (groupe de Janry, Batem, Gihef and Co) au Joker’s Pub ;
– Une exposition Rock et BD, avec des oeuvres de Hervé Bourhis, Julien Solé, Christopher et Frank Margerin ainsi que des croquis de concerts d’Olivier Martin ;
– Une Conférence débat en présence des auteurs précités ;
– Un Concours de photos sur Facebook pour devenir un instant la Rock-Star de ses rêves ;
– Et le bœuf du samedi soir, bien sûr !
Ci-dessous un petit aperçu en images de ces réjouissances…

Ce diaporama nécessite JavaScript.


…ainsi que l’intégralité de la conférence-débat Rock et BD en présence des auteurs de l’exposition :

Un grand merci aux auteurs, organisateurs, bénévoles… sans oublier le public, qui ont contribué au succès de cet évènement.

Les Beatles en BD – Le Site

J’ai reçu cet été un e-mail d’un dénommé Fabio Schiavo. Vu qu’il était rédigé en Anglais, il a immédiatement gonflé un peu plus mon ego déjà bien boursouflé, en me confirmant que mon modeste et génial site avait pris une dimension internationale. Mais en cliquant sur le lien noté par mon interlocuteur dans son message, j’ai vite été ramené à un peu plus d’humilité, accompagné d’un soupçon de découragement… si, si.
beatles-a-fumettiSongez un peu : The Beatles Comics recense absolument TOUT (j’ai pas vérifié mais je suis prêt à le parier) ce que le 9è Art a produit en lien avec les Beatles. Aussi bien les Comics que le Franco-Belge, y compris les ouvrages les plus pointus, dans toutes les langues, à commencer bien sûr par les Fumetti car, comme son nom l’indique, Fabio est  originaire de l’autre côté des Alpes.
Il a également co-écrit un livre sur le sujet, feuilletable et commandable sur le site.
Merci et bravo à lui.
Pour voir de quoi il retourne, c’est par ICI, sachant que The Beatles Comics figure désormais en lien permanent dans les Rockn’Rolliens du présent site.
Bon, j’vous laisse, je vais vérifier que ma bibliographie est bien à jour…

Quand le rock a rendez-vous avec la BD

Au début de l’été, j’ai été interviewé (entre autres) par un journaliste de RFI qui avait découvert le site et mon livre. Encore une occasion de parler de BD et de Rock, avec une incursion vers cette nouvelle forme originale et assez récente de passerelle entre les deux disciplines, le concert BD.

L’article paru sur RFI.FR en août 2014 : Quand le rock a rendez-vous avec la BD

Rock et BD, Hey Ho, Let’s Go !

Mis en avant

Bienvenue sur le site qui recense toutes les liaisons légitimes, dangereuses ou secrètes qui unissent le Rock et la Bande Dessinée. Vous y trouverez une bibliographie mise à jour régulièrement, des critiques d’albums, de beaux dessins, des interviews… et des coups de cœur. Un immense merci aux auteurs qui ont créé toutes ces œuvres autour du Rock. Sans eux, la vie serait un peu plus moche et accessoirement ce site n’existerait pas. C’est tout naturellement qu’il leur est dédié, avec une pensée spéciale pour ceux qui contribuent à l’enrichir par leurs mots ou leurs dessins.