Sheytan

Dessins et textes : VIRAVONG

Sheytan, c’est un condensé de mythologie et de clichés Rock, injecté dans une intrigue improbable et survitaminée avec comme postulat aussi incontournable que sempiternel, entré en vigueur depuis le dernier sandwich banane-beurre de cacahuète ingurgité par Elvis : Sauver le Rock’n Roll !
Une bande de foireux apprentis rockers comme on se doit de l’être quand on veut monter un groupe en est l’argument de départ mais c’est après que ça se complique : chanteur efféminé nourri à la Star Academy, batteur formé en méthode accélérée avec… un chimpanzé, manager clochard, etc. Le tout inspiré par le fantôme de Frank Zappa, apparaissant à chaque pétard fumé par les membres du groupe. John Bonham, le prodigieux et puissant batteur de Led Zeppelin revient lui aussi de l’au-delà pour exhorter ces quatre losers à reprendre le flambeau du binaire primaire.

S’y ajoute un groupe de féroces métalleux, « Fracture Faciale », aux origines mystérieuses, emmené par Fernand, un chanteur à la brutalité bestiale, et qui donne ses concerts avec le matériel du groupe qu’il vient de virer de la scène.
Viravong évite le piège des références encyclopédiques et mise sur un humour complètement débridé et agrémenté de clins d’œil à l’attention des vrais amateurs de Rock. Pour le coup, l’auteur réconcilie les amateurs de Comics et de BD franco-belge auxquels il emprunte certains codes pour mieux les détourner.
Du pur délire, inénarrable et jouissif. Un récit joué à fond les potards qu’il est conseillé de lire soit avec des protections auditives soit, encore mieux, avec un bon disque de Métal en fond sonore.

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